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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 16:26

Les coeurs fêlés est un roman écrit par Gayle Forman racontant l'histoire d'une fille, Brit, qui se retrouve dans un camp de redressement.

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Résumé du livre :

N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais pù personne autour de vous ne semble du même avis ?

Pour Brit, seize ans, ce cauchemar devient réalité le jour où son père la conduit de force à Red Rock, centre qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père.

Dans cet enfer elle se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble, elles vont résister.

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Mon avis :

Les coeurs fêlés est un roman qui avait attiré mon regard il y a longtemps et que j'ai acheté sur un coup de tête, un bon vu que je l'ai lu d'une traite et avec plaisir. Il fait découvrir des adolescentes actuelles avec des problèmes certes réels mais pas grave et qui sont pour la plupart assez normaux des filles de cet âge là. Les situations du livre sont révoltantes et donnent envie d'aller soi-même dans ce fameux Red rock pour changer les choses.

 

On suit l'histoire de Brit, une fille de 16 ans qui joue de la guitare dans un groupe rock/punk et se teint les cheveux. Elle adore son père mais vit une relation houleuse avec sa belle-mère qu'elle nomme "Le Monstre". Celle-ci la prend pour une rebelle qu'il faut rééduquer, persuadée que Brit deviendra comme sa mère devenue folle et qui est partie du jour au lendemain sans donner de nouvelles. Un jour, pretextant un séjour près du Grand Canyon, son père l'amène à un camp de redressement sans rien lui expliquer. Et là pour Brit l'enfer commence : le centre sépare les filles qui y sont en niveaux qui leur permet d'avoir des avantages. Et le premier niveau est un isolement de force, sans vetement, sans lumière et avec un sanitaire limité. 

 

L'histoire du livre est vraiment prenante. Elle commence directement ce qui empêche d'avoir un début long mais tout est quand même bien expliqué. Si on ne retient pas forcément tous les noms des personnages, l'histoire est claire et on ne doit jamais retourner en arrière en se disant "c'est qui lui, déjà ?". Les situations du centre sont totalement révoltantes et stupides. D'autant plus que les filles y sont mises comme des delinquantes pour des raisons improbables, certaines sont kleptomanes, d'autres répondent mal à leur parents, certaines sont lesbiennes et d'autres encore sont en surpoids. Le camp n'est pas fait pour supporter de véritables cas, juste des pseudo-rebelles et les personnes y travaillant en profite pour se défouler dessus en les insultant ou en les privant de toilettes. 

 

Au niveau des personnages, il y en a beaucoup donc c'est assez difficile de s'attacher à tous. Brit, l'héroine principale est une fille qui aime le rock et ses amis, qui a certes des notes en baisse mais est loin d'être une cancre. Elle veut profiter de sa jeunesse sans pour autant faire des actes stupides. Elle a un caractère assez proche du mien et je me suis donc retrouver en elle, ce qui m'a assez plu en lisant le livre. Avec ses amies du club des fêlées qui souhaite mettre fin à ce camp, il y a toute sorte de caractères et donc tout le monde peut s'y retrouver.

 

En bref, un roman qui vaut le détour, assez court mais assez intense que pour faire passer beaucoup d'idées. L'auteur explique à la fin qu'elle est révoltée par les conditions de vie des adolescents en camp de redressement où les parents les envoient souvent pour des motifs peu valables. Les situations du livre sont légérement exagérées et on sent que l'auteur veut nous ouvrir les yeux dessus. Ce livre a été un véritable plaisir pour moi et je le conseille vivement.

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une citation :

C'est à Red Rock que j'avais commencé à éprouver des sentiments quasi permanents de vide, de lassitude et de colère. Certains jours, j'avais envie de disparaître.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 19:26

Sans dire un mot est un roman pour adulte en cours d’alphabétisation écrit par Xavier Deutsch

http://www.babelio.com/couv/CVT_Sans-dire-un-mot_7363.jpeg

Résumé du livre :

« Sarah se lève pour enlever les assiettes.

Elle apporte un pot de café sur la table.

Alors Simon la regarde. Il ne dit jamais rien.

On ne sait pas ce qu'il pense. Mais il regarde Sarah.

Les yeux noirs de Simon brillent un peu.

Les yeux de Simon ressemblent à du charbon.
Une étincelle y est allumée. »

http://www.frasne.net/cfd/images_cfd/frasne_village.jpg

Mon avis :

J'ai lu ce livre dans le cadre du prix indication. Sans dire un mot est un roman facile à lire car il est fait pour les personnes en cours d'alphabétisation. Cela raconte l'histoire d'une famille de campagne : Sarah la mère de la famille qui passe du temps à faire le ménage, Pierre le père de famille qui passe beaucoup de temps au village et François le fils de 18 ans qui a travaillé sur un bateau pendant 6 mois et qui revient maintenant vivre au village. Alors que François revient, il amène un ami à lui, Simon, pour qu'il reste chez eux avant de repartir. Mais Simon est très étrange, il ne parle jamais.

 

Certes, le roman est fait pour aider à l'alphabétisation pour éviter que les adultes ne lisent pas que des romans jeunesse mais aussi de la littérature plus adulte. Mais j'ai vraiment l'impression d'être prise pour une abrutie en lisant ce livre. Notamment à un moment où il est mis que Sarah va faire la cuisine et qu'on a droit à deux pages sur la recette du plat. Bon si c'était un repas traditionnel pourquoi pas, mais pour des boulettes sauce tomates j'ai un peu de mal. Il y a aussi des phrases comme « Elle est très belle mais elle pleure » où je ne vois pas bien le rapport entre les deux parties. Cela devient vite lourd et désagréable à lire.

 

L'histoire m'a aussi semblé un peu étrange. Simon ne parle pas, il est étrange, mystérieux, et ça met Sarah mal à l'aise quand elle est seule avec lui. L'auteur fait bien ressentir son malaise. Or, d'un coup tout va mieux et elle n'a plus peur de lui et ils se rapprochent. Je trouvais ça un peu sorti de nulle part. Comme si l'auteur ne savait pas comment les faire se rapprocher ou manquait de page et se disait que ce serait comme ça et puis c'est tout. Ça tombait un peu comme un cheveu de la soupe.

 

Malgré ces gros points négatifs qui m'ont empêchée d'apprécier le livre, l'histoire est assez agréable et l'auteur arrive à nous bluffer. Il arrive à nous faire croire qu'il va se passer ceci ou cela alors que pas du tout. L'histoire comporte bien des thématiques très adultes comme l'éloignement, les familles, les incestes, etc. Cette histoire, simple en apparence, est assez complète et lourde de conséquences. En peu de pages, et avec des chapitres courts et répétitifs, Xavier Deutsch nous fait passer un véritable message.

 

En bref, une déception pour moi. Ce livre qui aurait pu être vraiment intéressant est gâché par une volonté de vouloir faire trop simple. On peut écrire des phrases simple sans donner un impression d'ennui et de lourdeur.

http://www.babelio.com/users/AVT_Xavier-Deutsch_2988.jpeg

une citation :

Simon ne parle pas. Il a posé sa casquette sur la table.

Il mange en silence. Ses yeux noirs regardent son assiette, et il ne dit rien.

à la fin du repas, Sarah donne des pommes.

Chacun mange une belle pomme rouge.

Ensuite Sarah prépare du café. Tout le monde boit une tasse de café au sucre.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:19

Une histoire de la lecture d'Alberto Manguel est un essai d'un fort beau gabarit qui arbore une somptueuse couverture.

http://a136.idata.over-blog.com/1/18/13/98/3/Une-histoire-de-la-lecture.jpg

Résumé :

Célébration heureuse de la plus civilisée des passions humaine, cette histoire écrite du côté du plaisir et de la gourmandise est un livre savant qui se lit comme un roman d'aventures. Parti à la recherche des raisons qui ont fait aimer le livre, Alberto Manguel propose un étonnant récit de voyage à travers le temps et l'espace, dont chaque étape lui est occasion de détours, de visites, de réflexions profondes et d'anecdotes réjouissantes.

Passionante, jubilatoire, cette Histoire de la lecture, traduite en plus de vingt-cinq langues, a reçu en France le prix Médicis essai 1998.

http://www.nouvelordremondial.cc/wp-content/uploads/2007/10/tour-de-babel.jpg

Mon avis :

Ah, cette histoire de la lecture. Je ne me serais probablement jamais lancée dans ce livre si ce n'était pour des cours de bibliologie. Par ailleurs, comme je l'ai lu dans le cadre de ce cours, j'y ai sans doute eu moins de plaisir que si c'était de moi-même. Une histoire de la lecture, c'est un peu l'histoire de chacun quand on apprend à lire, où lire, comment lire. Mais c'est aussi l'histoire des lecteurs autour du monde et à travers les âges. Eh oui, lire en 1237 ou en 2013 c'est pas pareil. Mon avis est assez partagé sur ce livre.

 

Contrairement à des essais purement théorique et laborieux, celui-ci est plutot agréable à lire. On y découvre des anecdotes de la vie d'Alberto Manguel qui lancent sur différentes histoires en rapport avec la lecture, la façon de lire. On y apprend plein d'informations, on voit des personnages célèbres autrement par leur façon d'appréhender la lecture. On voit aussi comment cela se passait quand peu de gens pouvaient lire, ou pour les femmes, ou pour les nobles qui n'avaient des livres que pour le coté riche. Chaque période a sa façon d'appréhender l'objet-livre. 

 

Le livre passe d'une époque à l'autre sans ordre chronologique. De plus, sur un point de ce qu'il raconte, Manguel parle de tout à fait autre chose pour y revenir ensuite. Et on finit par s'y perdre. D'autant plus quand on veut vérifier dans le livre une information dont on se souvient, dans quel chapitre aller ? En tant que livre de référence, ce n'est pas des plus pratique. Ceci dit, ça évite une certaine monotonie dans le récit.

 

Certaines connaissances sont préalables pour lire le livre. Biensur, c'est un essai, donc une lecture soutenue et réfléchie. Mais sans avoir toute les connaissances nécessaire ça devient fatigant. Je pense notamment à de nombreuses références au monde catholique. N'étant pas religieuse et m'y intéressant moyennement, j'étais souvent perdue dans les différentes références de personnages, peintures, passages de la bible qui concernaient la lecture.

 

En bref, une histoire de la lecture, c'est un essai intéressant bourré d'informations en tout genre et qui se laisse lire. Mais ça reste un pavé qui ne donne pas envie au premier coup d'oeil (malgré la magnifique couverture). Et cette lecture n'est pas de tout repos.

http://i2.listal.com/image/1320262/600full-alberto-manguel.jpg

une citation :

Il y a quelque chose, dans la possession d'un livre - un objet pouvant contenir en nombre infini fables, paroles de sagesse, chroniques des temps passés, anecdotes comiques et révélations divines -, qui prête au lecteur le pouvoir de créer une histoire et donne à l'auditeur le sentiment d'être présent au moment de la création.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 20:15

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (et qui se fit la malle pour le titre complet) est un roman suédois écrit par Jonas Jonasson. Et comme le suédois n'est pas habituel je vous livre le titre original :

"Hundraåringen som klev ut genom fönstet och försvann"

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Résumé du livre :

Alors que tous dans la maison de retraite s'apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l'histoire du xxe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d'un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s'est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d'événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao

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mon avis :

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est un livre qui a fait pas mal de succès l'année dernière lors de la sortie littéraire. Le nom intrigant m'a tout de suite donné envie de le lire, je l'ai donc acheté mais il a trainé dans ma PAL un bon moment avant que je m'y lance. J'ai mis du temps à le lire car je n'étais pas dans une phase de lecture mais il est pourtant très bon et j'ai eu de bons moments avec ce livre qui est rempli d'humour et de coïncidences totalement improbables. Ce n'est pas un livre à prendre au sérieux.

 

On suit deux histoires en parallèle par rapport à Allan Karlsson : celle de 2005 où Allan qui ne veut pas fêter son anniversaire ni rester dans cette maison de retraite (mais en revanche ne serait pas contre de boire un coup) décide de tout simplement s'enfuir par la fenêtre uniquement chaussé de ses pantoufles. Il prend un bus vers une destination inconnue tout en prenant une valise à une personne partie aux toilettes. C'est ainsi que démarre une grande aventure dans toute la Suède.

L'autre partie est son passé, à commencer par son enfance en tant que coursier dans une société d'artificier où il apprendra à la devenir lui-même par de petites expériences jusqu'à cette fameuse soirée où il sort par la fenêtre. Durant cette période il se retrouvera, toujours par hasard, dans tous les événements importants du siècle.

 

Avoir travaillé un an chez Ikea peut pouvoir ici aider à lire les noms des personnages tels que Gunilla Björklund, Henrik Hultén ou Benny Ljungberg ainsi que les endroits comme småland, Klockaregård, Växjö ou Mjölby malgré ces mots venus tout droit de la Suède, ce n'est absolument pas entravant et c'est agréable de découvrir des coins d'un pays que (personnellement) je connais si mal. Il n'y a pas énormément de descriptions sur les lieux mais on peut tout de même s'imaginer les décors.

 

En ce qui concerne les personnages, j'ai vraiment adoré Allan Karlsson qui se laisse vivre comme ça vient, il ne se pose juste pas de question, il essaye et il voit ce que ça donne. Il n'a pas beaucoup de culture et ne réflechis jamais trop longtemps, réagissant à ses envies mais c'est tout de même un homme intelligent qui arrive à se sortir de toutes les situations. Malgré le fait qu'il déteste la politique, il se retrouvera dans beaucoup de conflits politiques du 20e siècle. 

On découvre ensuite Julius, qui est un vieil ermite qui vit de petits méfaits qu'il a fait à droite à gauche. Il n'est pas très aimé de ses voisins à cause de ça. Je ne me suis pas particulièrement accroché à ce personnage.

Benny est un vendeur de hot-dog ambulant (Benny, pas les hot-dogs). Il a fait des tas et des tas d'études sans jamais finir le cursus il est donc presque-médecin, presque-véterinaire, presque-licencié en littérature, etc. C'est un personnage totalement atypique qui m'a beaucoup amusée.

Gunilla Björklund dite Mabelle est une femme qui parle en jurant abondamment, possédant une ferme abritant des animaux vachement variés. Elle est la seule femme du groupe mais elle n'apporte pas vraiment de féminité.

Il y a encore beaucoup de personnages mais pour tous les citer je devrais écrire 20 pages.

 

Le roman suit une intrigue qui accroche. Il ne faut pas avoir une lecture soutenue et concentrée pour suivre le récit mais on se pose quand même des questions sur l'avenir des protagonistes. 

Les aventures d'Allan sur tout le siècle méritent la peine d'être lues car ça fait un topo de tout ce qui s'est passé en 100 ans de manière humoristique en voyant les "coulisses" de l'histoire, tout ce qui n'est pas dit car Allan était souvent derrière pas mal de moments marquants.

 

En bref, un livre que je recommande vivement ne serait-ce que pour son aspect historique à la Forest Gump qui revisite tout d'une manière décalée. Ce roman est plein d'humour et est facile à lire, sans prise de tête.

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Deux citations :

Le garçon de quinze ans devenait un homme, et s'il était seulement moitié aussi cinglé que son père, il était capable d'à peu près n'importe quoi, se dit Gustavsson qui avait envie de rester vivant encore quelque temps pour compter ses sous.

 

 

- j'ai déjà quarante-trois ans, quand même, dit Mabelle. Je suis plus loin du berceau que de ma putain de tombe

- Je n'en serais pas si sûr à ta place, commenta Allan.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 11:58

Hygiène de l'assassin est un roman écrit par Amélie Nothomb que j'ai décidé de lire sur un coup de tête en profitant que je sois malade.

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Résumé du livre : 

Prétextat Tach, quatre-vingt-trois ans, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Monstre d'obésité et de misanthropie, il joue avec une cruauté cynique à éconduire les journalistes venus l'interviewer. Les quatre premiers fuient épouvantés. La cinquième, Nina, aura raison de lui et de son secret : sous les mots se cachent le crime, et sous l'oeuvre, l'imposture. La littérature, la vraie, est faite de larmes et de sang.

http://www.tv5.org/TV5Site/upload_image/publication/publi_fiche/620x1_334_vignette_accueil.jpg

mon avis :

Vu que le livre n'est pas très long et que je suis chez moi, je me suis dit "aller pourquoi pas ?" et je me suis lancée dans la lecture d' "Hygiène de l'assassin" d'Amélie Nothomb. Je n'ai lu d'elle que "Stupeurs et tremblements" et je ne la connais vraiment que de réputation. Je ne savais donc pas si j'allais entrer dans la classe de ceux qui l'adorent ou de ceux qui la détestent (car il semble ne pas il y avoir de milieu parmis ses lecteurs). Je dois avouer que c'est la deuxième classe qui gagne pour le moment, peut-être un autre livre me fera changer d'avis.

 

Hygiène de l'assassin c'est l'histoire d'un célèbre écrivain cynique, méchant, obèse, énervant qui va bientot mourir d'un cancer des cartilages et que des journalistes timides, de petites natures et couards vont interroger. Après avoir foutu 4 journalistes dehors en les faisant vomir, une femme journaliste s'y tente et réussis on ne sait trop comment à avoir un semblant de discussion avec lui.

 

Pour commencer parlons des personnages, Prétextat a l'air d'un homme qui n'a aucune saveur. C'est juste un vieillard malade et obèse qui raconte des conneries pour se sentir intéressant et se divertir des journalistes. L'auteur à essayé d'en faire un personnage atypique et mesquin mais il en résulte qu'un personnage vaguement contradictoire qui n'a rien de réellement intéressant.

Nina est une femme journaliste qui a tout des personnages féminins énervants : hautaine, parle avec des mots compliqués pour que ça ait trop la classe (non mais pourquoi le mot "métaphysique" apparait toutes les 5 pages ?), pose des questions dont elle connait la réponse (ok elle est journaliste mais quand même).

 

Ce qui m'a principalement énervée dans cette histoire, c'est le fait que Prétextat renvoie tous les journalistes qui s'enfuient pitoyablement tandis que avec Nina, en un tour de bras de sa part, Prétextat veut absolument qu'elle reste. Et dans l'évolution de l'histoire, il apparaît que Nina est soit plus intelligente que les autres soit ce sont les 4 journalistes qui sont bêtes comme leurs pieds. On dirait des journalistes qui n'ont absolument pas étudier le sujet avant de l'interviewer.

 

De plus, l'histoire est très lente, on lit des discussions qui ne vont nulle part pendant 20 pages pour enfin arriver dans un sujet ou un autre. J'ai eu plusieurs moment où je m'ennuyais en lisant, et ça c'est mauvais signe.

Pour parler de la fin, j'ai trouvé qu'elle venait de nulle part. Durant tout le roman, On essaye de savoir pourquoi Prétextat n'a pas fini son dernier roman, et une fois qu'on le sait, l'auteur prend une tout autre direction avec une fin à la rien avoir du style "tu veux ça !" "non" "si tu le veux" "oui bon ok" qui n'a pas du tout été bien amenée.

 

En bref, ma première entrée dans les livres d'Amélie Nothomb n'est pas vraiment une réussite. J'attends de voir d'autres romans pour me forger un meilleur avis. Pour celui-ci, heureusement qu'il est rapide à lire. On a souvent l'impression qu'Amélie essaye de faire passer ses propres idées par un personnage antipathique pour que ça puisse passer.

http://rosannadelpiano.perso.sfr.fr/Rubrique%20Octobre%202011/NOTHOMB02.jpg

une citation :

on parle de course aux armements, on devrait dire "course aux littératures". C'est un argument de force comme un autre : chaque peuple brandit son écrivain ou ses écrivains comme des canons.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 19:06

Quand la mère se retire est un nouveau roman écrit par Claire de Viron. Le livre m'a été gracieusement offert par l'auteur même que je remercie.

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Résumé du livre :

Désiré cherche une revanche sur la vie en devenant l'un des meilleurs traders, mais une faille le ronge. C'est le "burn-out".

Sa femme, Bella, l'accompagne avec une ardente patience et un humour déridant dans la recherche d'un équilibre, tandis que la mère biologique de Désiré redouble d'astuces pour le retrouver.

Humour-amour-poésie, dans un monde morose, un coup de fraîcheur.

http://www.linternaute.com/photo_numerique/galerie-photo/photo/dans-l-ombre-de-l-objectif/image/l-homme-chapeau-435790.jpg

mon avis :

Claire de Viron, professeur de religion et mère avant tout, étant une collègue (et amie) à mon père, j'ai pu recevoir gratuitement son premier roman qui est, à mon gout, une belle première. C'est donc avec plaisir que je vous fait connaître ce roman encore méconnu.

 

On suit plusieurs histoires en parallèle : Celle de Désiré et Bella ainsi que celle de la mère biologique de Désiré qui chercher à retrouver celui-ci. Désiré se sent incapable d'être aimé et à du mal à se comporter avec les autres depuis l'enfance, et ce mal le ronge. Bella essaye de l'aider petit à petit en essayant de ne pas le brusquer, ce qui s'avère compliqué. La mère biologique de Désiré, qui voudrait retrouver son fils qu'elle aurait aimé garder, commence par écrire un livre de son histoire avant d'essayer de tout faire pour découvrir l'homme que son fils est aujourd'hui.

 

Je dois avouer que je n'ai pas trop apprécié le personnage de Désiré qui est un peu trop arrogant à mon goût. Il aime boire avec son meilleur pote et n'hésite pas à être machiste et méchant avec sa femme. Ceci dit, il a de bons côtés aussi et il s'amèliore au fur et à mesure du récit.

J'ai bien aimé Bella, une femme avec de la joie de vivre et qui ne se pose pas trop de questions pour avancer. Elle comprend très vite les choses et arrive à tout gérer sans aucun problème.

Mélanie, la mère biologique, est le personnage à mon goût le plus travaillé. Elle est partagée entre l'espoir de retrouver son fils mais aussi la tristesse et la peur qu'il ne l'accepte pas. Elle a beaucoup de remords.

J'ai aussi adoré l'homme au chapeau qu'on voit sur la couverture, il a une personnalitée attachante ;-).

 

L'histoire est intriguante : on ne sait pas où elle va nous mener. Au départ tout s'interpose sans vraiment avoir de liens, c'est en avançant dans l'histoire que l'on comprend que les deux histoires en parallèle s'entrecroisent durant la vie des deux protagonistes. Tout fini par se mettre en lien et on comprend réellement ce qui l'en est. Au départ, Désiré semble être au plus mal et impossible à raisonner sur sa paranoïa, sa peur d'aimer et son rejet du passé. Tout ce qui paraît accessoire prend un véritable sens à la fin de l'histoire.

 

Par contre, j'ai eu plusieurs fois du mal à me situer dans l'histoire. Certains évènements sont entre-mêlés sans qu'on sache exactement lequel se passe avant lequel. D'autres évènements sont mis en sous-entendus qui ne passent pas si on n'est pas bien éveillé et prêt à réflechir. Ceci dit ces petits soucis n'entravent pas vraiment le récit.

 

En bref, un chouette roman qui mérite d'être plus connu. Rapide et agréable à lire. Il parle aussi de plusieurs faits actuels courants qu'on ne retrouve pas forcément dans la littérature (burn-out, la question de l'adoption et de plus petits détails comme l'utilisation de facebook, les activités entre potes, etc). 

http://www.editions-monvillage.ch/images/auteurs/68.jpg

une citation :

Imaginer que je puisse t'oublier était illusoire. Je ne l'ai jamais tenté. Comment oublier que la chair de ma chair s'épanouissait si près de moi sans connaître le ventre qui l'avait fait naître ?

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 22:19

Kane & Abel est un livre écrit par Jeffrey Archer. Je l'ai reçu grace au partenariat entre Le livre de poche et babelio que je remercie.

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Résumé du livre :

Ils sont nés le même jour et pourtant tout les sépare : William Kane et Abel Rosnovski, le fils de banquier de Boston et l'orphelin polonais recueilli par un paysan. À leur naissance, le 18 avril 1906, l'un parait promis à la réussite et à la puissance dans le Nouveau Monde, l'autre condamné à la misère et aux désastres qui ravagent le Vieux Continent.

Mais le destin va réunir ces deux hommes dans une lutte acharnée pour l'argent et le pouvoir, où chacun sait qu'il ne pourra y avoir qu'un gagnant... 

Au coeur de l'Amérique du xxe  siècle, cette odyssée magistrale réinvente le mythe immémorial des jumeaux ennemis. Un roman bouleversant, devenu un livre-culte.

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mon avis :

Je remercie tout d'abord le partenariat de babelio et le livre de poche pour m'avoir gracieusement offert Kane & Abel. 

Comme son nom l'indique, Kane & Abel revisite le mythe biblique des frères ennemis qui iront jusqu'à se haïr. Mais ici, ils ne sont pas frères. Ils sont nés le même jour dans des familles totalement opposées. William Kane naît dans une famille riche de Boston en Amérique. Son père, son grand-père étaient banquier et William n'y échappera pas. En bref, un enfant né avec tout ce qu'il lui faut pour l'avenir. De l'autre coté Wladeck Koskiewicz (plus tard rebaptisé Abel Rosnovski) naît dans une forêt en Pologne tandis que sa mère meurt durant l'accouchement. Il est recueilli par une famille nombreuse et pauvre. 

Le roman est séparé en différentes parties (8 en tout) par rapport à l'évolution des deux. La première partie couvre leur enfance et leur adolescence et c'est la plus longue. Les parties suivantes sont plus courtes et séparent surtout différents évènements qui se sont passé dans ce siècle.

 

Comme dit juste au-dessus, le roman montre beaucoup d'évènements qui se sont passés durant le xxe siècle. On découvre ou du moins on a une vision différente sur tout ce qu'il s'est passé. Il y a la première guerre mondiale, la domination de la Russie sur les états slavec avec le goulag, la chute de Wall Street, la crise économique qui débouche sur la deuxième guerre mondiale, la guerre froide et la domination américaine d'après guerre. Avec les différentes générations du bouquin, des grands parents aux petits-enfants des personnages principaux, on voit aussi l'évolution des mentalités au cour de ce siècle. C'est assez intéressant de pouvoir suivre tout ça, par l'oeil d'Abel et de Kane, tout en suivant leur combat pour ruiner l'autre.

 

Pendant une grande partie du roman, ils évoluent chacun de leur coté. Ensuite, à partir d'un moment, ils se rencontrent par hasard sans se connaitre. Leurs chemins finissent par se croiser de plus en plus souvent et leur guerre commence. Au départ ce sont des petites choses "insignifiante" auxquelles on ne s'accroche pas trop, voir le lecteur donne raison à l'un d'eux. Mais leur dispute prend vraiment de l'ampleur et devient démesurée. Ils passent leur temps à se mettre des batons dans les roues pour un évènement banal à la base. 

 

Pour les personnages, j'ai autant apprécié Abel et William. Au départ je n'aimais pas trop William car c'est un fils à papa qui est né avec tout pour lui. mais au fil des pages on voit quand même qu'il évolue, qu'avec les évènements qui ponctuent sa vie, il développe une sacré personnalité. Ce n'est pas juste un fils à papa banquier capitaliste qui fait tout pour avoir de l'argent. J'avais en revanche, apprécié Abel dès le début qui est un peu le martyr. Vivant en Pologne il a connu l'occupation allemande et russe, a été dans un camp de travail en Russie et connait pas mal de problèmes. Il a quand même un fort caractère et une détermination qui le pousse a aller de l'avant. Toutefois par moment, je trouvais qu'il agissait comme un idiot (comme un des personnages dira de lui) comme William d'ailleurs durant leur rivalité incessante.

Pour les autres personnages, il y en a un peu beaucoup pour que je les cite tous. Donc je me limiterai à ceux qui m'ont marquée.

matthew Lester, le meilleur ami de William Kane depuis l'adolescence, est un personnage auquel je me suis pas mal attachée. Il est aussi fils de banquier comme William, mais je l'ai trouvé moins terre à terre. Son histoire personelle est aussi importante dans le cours de la vie de William.

Georges Novak, le meilleur ami d'Abel, est aussi un personnage sympa. Un peu libertin et déluré sur les bords. Il suit le rêve américain avec Abel en espérant améliorer sa vie là-bas. Mais il se contente surtout d'attirer toutes les filles qu'il croise. Mais il évolue avec l'âge et devient vraiment un ami précieux pour Abel.

Zaphia est un personnage que je n'ai ni aimé ni détesté. Elle est gentille au début mais n'a jamais vraiment l'air de s'interesser à ce qu'il se passe, juste à se laisser vivre.

Kate est une femme douce et gentille qui donne beaucoup d'elle-même pour son mari et ses enfants. Je trouve que dans l'histoire elle mérite un certain respect.

Henry Osborne est juste un personnage détestable, qui joue avec la loi et les autres pour en tirer un certain profit. Je pense que le but de l'auteur était qu'on le déteste et c'est bien réussi.

 

J'ai vraiment apprécié ce livre, ceci dit je pense qu'il y a quelques années j'aurais eu du mal à le lire. Pour différentes raison.

La première est que, tout simplement, le livre est écrit d'une façon soutenue qui n'est pas forcément facile à lire quand on lit peu. Je le déconseillerai donc aux lecteurs occasionnels.

Ensuite, le livre demande parfois une certaine culture ... ou un dictionnaire à proximité. Entre les mots en polonais au début du livre et les termes financier, ce n'est pas toujours facile. Moi qui ne comprend rien à l'univers économique, je pense que je n'ai jamais appris autant dessus. Je sais maintenant comment fonctionne une banque d'affaire et je comprends mieux la chute de Wall Street.

Ensuite, connaitre l'histoire de Caïn et Abel n'est pas plus mal. Il y a pas mal de référence à l'histoire biblique dans le roman.

 

En bref, un livre que j'ai vraiment apprécié. Une biographie de deux personnages totalements différents (excepté pour leur determination) mais dont les routes se croisent souvent. Que je déconseillerai tout de même aux personnes qui n'ont pas l'habitude de lire. Pour les autres c'est une bonne découverte ou on en apprend quand même beaucoup.

http://static.guim.co.uk/sys-images/Books/Pix/pictures/2009/6/15/1245077900200/Jeffrey-Archer-001.jpg

deux citations :

- Félicitations, monsieur, vous avez un fils. Un joli petit garçon.

<< Ce que l'on peut faire des remarques idiotes quand un bébé naît ! >> songea tout d'abord le père. Comment pourrait-il être autrement que petit ? Puis soudain, ça fit tilt : un fils. Il envisagea de remercie un dieu auquel il ne croyait pas. 

 

Abel se leva et courut, suivi à contrecoeur par le médecin et l'éplucheur de pommes de terre. Ils parcoururent cent mètres, jusqu'à ce qu'ils arrivent dans un pré vert luxuriant, recouvert de crocus blancs et jonché de cadavres.

- c'est un massacre ! hurla Abel en entendant les tirs qui s'éloignaient

Le médecin se garda de tout commentaire ; il avait braillé la même chose trois ans auparavant.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:51

Je vous souhaite la pluie est un roman écrit par Elizabeth Tchoungui. Il raconte la vie de Ngazan, une jeune camerounaise travaillant pour faire vivre toute sa famille jusqu'à sa rencontre avec Alexandre, un "blanc" avec qui elle va vivre le grand amour, découvrir la france et faire publier ses livres.

http://www.google.be/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.decitre.fr/gi/18/9782266164818FS.gif&sa=X&ei=FzagTuP4KYmf-wbes7SoBQ&ved=0CAsQ8wc&usg=AFQjCNHw1vr8dn-oUMekle2tyQuvKSVUxw

Résumé du livre :

Par amour, Ngazan quitte le Cameroun pour la France. Elle laisse derrière elle une existence de misère, mais elle prend conscience que la vie sous la grisaille parisienne n'est pas forcément plus rose que sous le soleil étouffant de l'Afrique. Préjugés, indifférence, racisme ... Malgré toutes les barrières qui s'érigent devant elle, Ngazan ne baisse jamais les bras : elle reste une femme libre et fière de ses racines, prête à tout pour assumer ses choix. Pourtant sa nouvelle vie lui résiste. Ses armes pour conquérir cet Eldorado sans jamais trahir ses idéaux ? Son intelligence et son humour ...

http://www.google.be/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.blog-photo-nb.com/wp-content/uploads/2008/11/djinglia-cameroun.jpg&sa=X&ei=DzegTpqCBI_z-gbF4OCpBQ&ved=0CAsQ8wc4FA&usg=AFQjCNGv9ezNS8PgDf2bHUf6S848uVW24g

Mon avis :

Ngazan est une femme forte et fière de son peuple et d'elle-même. Elle refuse de s'abaisser à la prostitution ou de draguer tous les hommes blancs pour se sauver, elle tient à travailler et à se faire connaitre par elle-même. Mais quand elle rencontre Alexandre, c'est le coup de foudre. Très vite ils se mettent ensemble mais l'orgueil de Ngazan l'empêche de suivre tout de suite Alex en France car elle ne veut pas dépendre de lui. Elle finit par céder et la suite vous la découvrirez, je l'espère, par vous même en lisant ce roman.


L'héroine avec sa force et son courage donne d'emblée l'envie de connaitre ce qu'il va lui arriver et sutout comment elle va atteindre ses buts, ses rêves. Ses énervements légitimes ou exagérés rajoutent un réalisme à l'histoire qui n'empêche pas d'aimer ce personnage. Alex par contre ne m'a pas spécialement touchée. Si au début on en parle beaucoup, après l'arrivée en France il est toujours important mais un peu moins, on voit moins les détails de sa personnalité, j'ai trouvé ça un peu dommage.


J'ai apprécier l'histoire entre la fille noire et sa belle-famille blance. On y sent les tensions alors que la famille se dit non raciste. C'est un combat acharné que mène Ngazan tous les jours pour survivre au racisme mais aussi a l'absurdité de la vie en France. Par exemple voir un clochard dans la rue lui parait inconcevable. Au Cameroun tout le monde s'entre-aide même si ils sont pauvres.


L'histoire est bien écrite et accroche. Si le thème principale est le racisme, on y voit d'autres thèmes interressant comme la vie actuelle dans les pays Européens, le rêve européen (car si ce n'est pas le cas de Ngazan, certaines de ses amis viennent en France en espérant un avenir plein d'étoiles) et comment se faire connaitre dans la société actuelle, chacun ayant sa méthode bonne ou mauvaise.


Bref, un livre que je recommenderais certainement. Trop méconnu à mes yeux, je l'ai dévoré et je ne suis pas mécontente du tout de mon achat. A connaitre et à faire connaitre !

http://www.google.be/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.bonaberi.com/images/rubriques/7/7154.jpg&sa=X&ei=UEmgTofiBMXs-ga0tLmjBQ&ved=0CAwQ8wc&usg=AFQjCNGD84IYsQFBjFTEXL_WNGZJyOO9-w

une citation :

Tu es blanc, elle est noire, on vous le reprochera sans cesse. Ignorez les vautours, soyez forts et fertiles. Chez nous, les peuples du désert, l'eau est ce qu'il y a de plus précieux. Alors je vous souhaite la pluie. Qu'elle vienne à bout de la sécheresse des coeurs et qu'elle irrigue vos foyers.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 15:50

Into the wild est l'histoire d'un jeune homme rêveur qui décide de partir voyager seul, sans argent, sans papier d'identité et sous un faux nom. J'ai voulu le commencer en anglais, mais j'ai vite abandonnée pour la version française que j'ai abandonné aussi

Cette critique n'est donc pas complète vu que je n'ai pas totalement fini le livre, je tenterais surtout d'expliquer pourquoi j'ai arrêter la lecture

http://idata.over-blog.com/0/38/45/71/03-11/into_the_wild.gif

résumé du livre :

Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans adieu, vers son destin. Celui-ci s'achèvera tragiquement au coeur des forêts de l'Alaska...

Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. Magistralement porté à l'écran par Sean Penn, into the wild s'inscrit dans la grande tradition du road-movie tragique et lumineux, une histoire aux échos universels.

http://wildernessjourney.wikispaces.com/file/view/FairbanksWinterSolstice.jpeg/169329997/FairbanksWinterSolstice.jpeg

Mon avis :

J'ai connu Into the wild grâce à mon frère qui avait adoré le film et dévorer le bouquin en anglais. Comme j'ai horreur de regarder un film tiré d'un livre sans le lire à l'avance, j'ai voulu m'essayer à l'anglais. Ce fut un échec total ... Je l'ai donc recommencé en français, ce qui au final n'a pas donné tellement mieux.


L'histoire de McCandless est réellement interressante. On y voit un homme, qui croit à ses rêves de liberté et de nature qui va jusqu'au bout des choses. Il fait de belles rencontres durant son voyage et découvre la vie solitaire de nomade. Même si ça se finit mal, on le sait dès le départ, cela fait rêver sur cet homme qui contrairement à beaucoup de personnes à l'heure actuel à décider de vivre son rêve coûte que coûte.


Si l'histoire me plait, j'ai du mal à lire l'histoire. Même si c'est moins réaliste, j'aurais aimé que l'histoire soit plus romancée, qu'on découvre bien la personnalité du héros. Ici la narration montre bien les faits en essayant de les relier entre eux pour obtenir une histoire cohérente. On voit le gros travail derrière, mais au final le style me fait plus penser à un rapport de police qu'a un roman. 


Ensuite, il y a beaucoup, vraiment beaucoup, de descriptions. On a droit à 2-3 pages d'explications sur toute la topographie du lieu ou se trouve le héros à chaque fois qu'il bouge, et des détails aussi sur chaque personne qu'il rencontre. Le genre de trucs qui sont longs à lire et qu'on oublie presque aussitot. Biensur il est important de replacer le lieu pour qu'on imagine bien le cadre de vie de Chris ou Alex mais à ce niveau là c'est vraiment trop détaillé


En bref, une chouette histoire entrainante mais il faut s'accrocher pour le lire d'un bout à l'autre. Si j'ai abandonné en cours de route, certaines personnes plus patiente ou plus passionnées que moi n'auront aucun problème à apprécier cette histoire à sa juste valeur.

http://static.skynetblogs.be/media/58375/dyn008_original_450_308_png_28563_fe5f272e146b1722df8b30dbf07a303c.png

une citation :

Pendant les deux mois qui suivirent, il parcourut les routes de l'Ouest, envoûté par les dimensions et la puissance du paysage, excité par de petites infractions à la loi, goûtant la compagnie d'autres vagabons rencontrés en chemin et laissant les circonstances décider de sa vie.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:33

Les enfants de la terre est une suite de romans écrits par Jean M. Auel. Cela parle principalement d'une jeune fille, Ayla, qui vit à l'époque de la préhistoire. Dans le premier tome, elle perd tout suite à un tremblement de terre et se fait adopter par un autre clan. Seulement elle est très différente des membres de ce clan. 

/!\ La critique du deuxième tome peut contenir des spoilers sur la fin du premier /!\

http://www.blog-livres.com/wp-content/uploads/2011/04/les_enfants_de_la_terre.jpg

critique du premier tome :

Le premier tome des enfants de la terre a été pour moi une superbe découverte et je compte bien lire tous les tomes à partir de là. 


On voit en lisant ce livre que l'auteur ne s'est pas contenté d'écrire une simple histoire sur la vie prehistorienne mais qu'il a fait des recherches pour faire une histoire plausible tout en étant plaisante à lire. J'ai appris pas mal de choses sur cette époque peu connue tout en étant accrochée à l'histoire.


Il y a beaucoup de personnages (tout le clan) mais cela n'entrave pas la lecture. J'ai toujours eu du mal avec les noms et je ne sais pas toujours qui est qui mais cela ne m'a pas posé un seul problème pour lire le livre d'un bout a l'autre sans avoir à m'arreter toutes les 5 minutes pour regarder sur une feuille qui est la personne dont on parle. Au contraire ça rajoute du réalisme à l'histoire.


Le personnage principal (Ayla) est attachant et on la suit dans ses aventures sans pouvoir se détacher du roman. Malgrès tout les soucis qui l'accablent, elle garde la tête haute et ne se laisse jamais aller ou alors pas longtemps. J'ai adoré Ayla mais aussi son foyer qui forme une famille soudée. 


En bref, cela m'a fait réellement plaisir de lire ce roman et je le conseillerais volontiers à mes amis (d'ailleurs je l'ai déjà fait). Il est complet, plaisant à lire, recherché et n'est pas que positif ou négatif. C'est un vrai bonheur de tomber par hasard sur un si bon livre.

http://images-booknode.com/book_cover/1/full/les-enfants-de-la-terre---2-la-vallee-des-chevaux-1182.jpg

résumé du deuxième tome :

Passé la surprise et l'émerveillement suscités par Ayla, la jeune étrangère aux cheveux blonds qu'ils ont recueillie, les hommes du "clan de l'ours" ont pris peur de ses dons extraordinaires. Parce qu'elle prétend chasser comme les hommes, parce qu'elle éprouve des sentiments inconnus d'eux, parce qu'elle voudrait garder son enfant pour elle seule, Ayla sera maudite et exilée.

"Pars à la recherche de ton peuple, lui dit Iza la guérisseuse. va vers le nord, retrouve ton clan et un compagnon." Un long voyage solitaire commence, au bout du quel Ayla rencontre deux jeunes gens insouciants et aventureux. L'un d'eux est Jondalar. Comme elle, il est blond et ses yeux sont bleus.

http://img.over-blog.com/496x372/0/23/47/10/cin_isabelle.jpg

ma critique :

Cela faisait un bon moment que je désirais lire le deuxième tome de cette saga. Le premier tome m'avait vraiment accrochée et j'étais vraiment désireuse de connaitre la suite des aventures d'Ayla, la petite fille de la préhistoire. Dans ce tome-ci, suite à son exil du clan, elle rejoint une vallée où elle décide de rester pour avoir un abri pour l'hiver vu la caverne qu'elle trouve. On suit l'histoire d'Ayla mais aussi, en parallèle, le voyage de deux nouveaux personnages Thonolan et Jondalar. 


J'ai eu l'impression que ce tome était beaucoup un "entre deux". Juste le moyen de passer d'une situation A à une situation B. On voit beaucoup la vie de Ayla dans sa vallée et le voyage des frères. Même si c'est très intéressant, ma lecture à souvent été stoppée par des moments de lassitude. Etant très impatiente, je voulais avancer dans l'histoire, voir comment ces différents personnages allaient se rencontrer. Seulement ça met du temps.


Entre temps on peut voir des évolutions, créations de nouvelles armes, de nouvelles technique de chasse, l'élevage de chevaux et d'autres animaux sauvage, etc. Avec thonolan et Jondalar, on commence aussi à découvrir le monde des "Autres". On apprend quelles sont les différentes tribus et quelles sont leurs coutumes. Je m'attends à ce qu'il y ait des répercussions dans les prochains tomes.


Si ma lecture à été lente durant toute la partie qui précéde la rencontre entre les différents personnages, une fois celle-ci faite, je n'ai plus décrocher mes livres pendant les 300 dernières pages. 


En conclusion, j'ai adoré cette suite mais pas autant que le premier tome. J'aurais souhaiter que l'action se déroule un peu plus rapidement. Ceci dit j'ai pu bien me familiariser avec les nouveaux personnages de cette façon. Je continue à faire connaitre ces romans à mes amis et je suis déjà impatiente de lire le prochain tome.

http://lewebpedagogique.com/pbassery/files/2010/09/lascaux.jpg

une citation :

Lion des cavernes, demanda Ayla, me protèges-tu toujours ? M'as-tu envoyé un signe ? Essaie-tu de me dire que j'ai raison de vouloir rester dans cette vallée ?

Elle posa le cristal dans le creux de sa main, ferma les yeux et essaya de méditer comme tant de fois elle avait vu Creb le faire, écoutant ce que lui disait son esprit et son coeur afin de savoir si son puissant totem ne l'avait pas abandonnée.

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