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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 22:08

http://1.bp.blogspot.com/-0Romy_nJjKs/UIQtNcH-c-I/AAAAAAAAAPw/7z5jEDYwTHo/s1600/Fungus_ne5.jpgVoici un petit texte qui est parti d'un délire. J'aimerais savoir ce que vous en pensez même si c'est écrit à la va-vite


La légende de Funghi

Il y a bien longtemps, les saisons n'existaient pas encore. L'été demeurait intact toute l'année. Il pleuvait beaucoup malgré tout. Alors qu'il plut énormément durant des mois, naquit Funghi, le tout premier champignon. Il était né de la pluie et de l'appel des arbres de la forêt. Il était le nouveau sauveur des espaces verts, mais ça, il ne le savait pas encore.

 

Lors de sa naissance, Funghi fut ébloui par la magnificence des arbres qui l'entouraient ainsi que de la beauté de la clairière parsemée de lumière passant entre les branchages des illustres centenaires. Il grandit parmi ses amis arbres, ne se posant pas beaucoup de question. Mais un jour lorsqu'il fut grand, il comprit que cette beauté décelait un terrible secret : ses amis étaient prisonniers d'un terrible ennemi : les feuilles !

 

Celles-ci, ayant l'air innocentes au premier abord mais en vérité machiavélique, parasitaient les habitants de la forêt. Funghi décida de les aider et s'entraina tous les jours. Il apprit divers arts martiaux auprès de maîtres fleurs, qui étaient aussi corrompus par les feuilles mais dans un nombre limité.

 

Ainsi notre champignon commença à s'attaquer aux feuilles, seul contre toutes. Les feuilles tombaient les unes après les autres ! Enfin après 3 mois de dur labeur, les feuilles étaient vaincues et Funghi avait laissé des spores qui firent des champignons une armée. Pour fêter cette victoire, les arbres firent un chant en tapant leur branches, le chant qui invoquait la neige ancestrale. Et pour la première fois, l'été passa à l'hiver.

 

Depuis, chaque année, les feuilles viennent parasiter les arbres pendant la saison de repos des champignons et s'épanouissent en été. Mais l'entraînement des enfants de Funghi portant leur fruit durant cette période pour détruire les vertes en automne. Ils fêtent leur victoire en hiver avant de démarrer une nouvelle année.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 17:10

Cliché de famille

Comme tous les matins, Irène se levait, mettait son peignoir, refaisait son lit et sortait de sa chambre.

Comme tous les matins, elle descendait le grand escalier de marbre décoré d'un tapis en velours rouge devenu pourpre avec l'âge.

Comme tous les matins, elle saluait son majordome qui lui amenait le petit déjeuner, repas sacré du matin, son journal et son courrier.

 

Contrairement aux autres matins, elle vit une lettre de sa fille. Sa fille ... Cela faisait maintenant 4 ans qu'elle était sans nouvelles. Non pas que celle-ci n'essayait pas de reprendre contact avec sa mère restée seule dans sa grande demeure. Mais Irène, reniant sa seule enfant refusait toute approche. Cette dévergondée avait simplement bafouer les règles de la bienséance.

 

L'histoire avait débuté il y a cinq longues années. A ce moment là, Irène vivait seule avec sa fille, Marie-Joëlle, le père de celle-ci, Jean-Charles, étant décédé quelques années auparavant lors d'un tragique accident. La noblesse coulait dans leur sang. Marie-Joëlle, étant adulte, n'avait plus de précepteur pour l'éduquer mais devait continuer à apprendre à se comporter de manière appropriée pour une jeune fille de ce rang. Sa mère cherchait dans les domaines des alentours un jeune homme bon et de bonne famille qui accepterait la main de sa fille. Il lui fallait une descendance importante pour faire vivre sa lignée.

 

Lors de l'hiver, la demeure eut quelques problèmes d'électricité. Encore instable à ce moment, c'était un problème récurrent. L'électricien venait souvent. Et avant qu'Irène ait pu y comprendre quelque chose, Marie-Joëlle s'était entichée de l'homme en salopette. Leur amour caché avait duré, grandissant de jour en jour. En les voyant revenir à deux, Irène comprit ce qui se tramait dans son dos. Elle les sépara et enferma sa fille, en essayant en vain de lui expliquer qu'une famille aussi noble que celle-ci ne pouvait sortir avec un homme du peuple. Le soir même, Marie-Joëlle s'enfuit et parti épouser l'homme qu'elle aimait éperdument.

 

C'est dans cet état d'esprit qu'Irène prit l'enveloppe entre les mains, reconnaissant l'écriture caractéristique de sa fille. Généralement elle aurait déchirer directement cette lettre sans chercher à en savoir plus. Mais, cette fois c'était différent. Était-ce le poids exceptionnellement léger du courrier ? Ou bien l'écriture étrangement tremblante ? Ou une simple intuition ? Quoi qu'il en soit, pour une fois elle décida d'ouvrir l'enveloppe et d'en sortir le contenu. Pas de lettres manuscrites, pas de carte de vacances, rien de tout ça. Mais quelque chose de plus important encore. Une unique photographie.

 

On y voyait Marie-Joëlle, changée depuis ces 4 ans mais ce sourire si personnel, cette façon de regarder l'objectif. Même dans une photo en noir et blanc, reconnaissable entre toutes. A ses côtés son mari, tout sourire lui aussi. Celui-ci n'avait aucune importance aux yeux d'Irène. Dans les bras de Marie-Joëlle, un enfant. Il devait avoir 6 mois. Ses yeux, les mêmes que Jean-Charles, percèrent le cœur meurtri de la vieille veuve, s'apprenant grand-mère. Elle trouva derrière la photographie une adresse.

 

Comme tous les matins, après avoir lu son courrier, Irène alla s'habiller. Le reste de la journée allait être très différente des autres...

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:04

La mélodie enchanteresse

 

Au départ quelques timides notes

cassent le monotone silence

la calme musique danse

nous sommes ses hôte

 

que la mélodie soit

que la mélodie voit

que la mélodie noie

que la mélodie m'enchante

 

un philharmonique s'élance

et nous dévoile

en levant son voile

sa douce romance

 

Les notes s'envolent

telles des hirondelles

là-haut dans le ciel

et tourbillonnent

 

que la mélodie soit

que la mélodie voit

que la mélodie noie

que la mélodie m'enchante

 

La mélodie entre en moi

m'octroie son rythme

elle me consume

ne sentant mon émoi

 

que la mélodie soit

que la mélodie voit

que la mélodie noie

que la mélodie m'enchante

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 12:10

Notre histoire commence dans la gare de Bruxelles central. Là où les distributeurs ont leur propre vie le soir, quand personne ne peut les voir. Celui du GB express, Marcel était le prince de cette zone où chacun peut rouler en paix. 

Notre héros s'appelle Roger, il distribue des paquets de chips. Il fait très bien son boulot ! Il rend la monnaie juste, ne coince jamais un paquet et il est toujours rempli. Personne ne s'est jamais plaint de lui. 

Il avait une très jolie fiancée, Lynda. Celle-ci distribuait du soda. Elle était capricieuse et se sentais toujours trop ballonée. Elle voulait donc faire régime. A cause de cela, on ne trouvait que des boissons light et de l'eau dans son ventre. 

Ils vivaient tous les deux dans une cage vitrée de la voie 14. Un petit foyer sympathique mais souvent bondé les jours de pluie. Roger et Lynda s'aimaient plus que tout. Ils étaient les distributeurs les plus heureux en amour qu'il m'ai été donné de voir, même si j'ai peu d'objets de comparaison.

Un jour lors d'une soirée mondaine (affiche Coca-Cola obligatoire) dans le grand hall, Lynda fit un court-circuit, sans doute à cause du manque de sucre. Elle passa trois jours en réparation durant lesquels Roger en profita pour faire les fêtes que Lynda apprèciait peu. Il vendit même du J&B ainsi que du William Lawson en espèrant que sa femme ne l'apprenne pas.

Quand elle revient, elle était très faible car ses médecins avaient dû beaucoup chipoter dans ses fils si fragiles. Roger était aux petits soins pour elle. Il était tellement préoccupé par la santé de sa chérie qu'il lui arrivait de rendre le mauvais objet à ses clients. Lynda, elle, avait arrêté son régime et s'n mêlait les tuyaux de plus en plus souvent.

Au bout de quelques semaines, elle n'allait toujours pas mieux. Elle repartit en réparation. Elle envoyait des messages à Roger tous les jours, puis tous les deux jours, etc. Il faisait son travail en attendant, espèrant le retour de sa bien-aimée. Un jour, n'en pouvant plus, il fit semblant de ne plus fonctionner afin qu'on l'envoie en réparation. Cela énervait Marcel, mais rien n'y changea. Au bout d'un moment, on l'y envoya enfin et il retrouva Lynda.

Ils étaient tous les deux tellement heureux de se revoir ! Elle lui expliqua qu'elle ne savait plus envoyer de messages à cause des fréquentes opérations. 

Forcèment, les réparateurs ne trouvèrent rien chez Roger et ils le ramenèrent à la gare centrale. Il était déprimé. Dès que quelqu'un revenait des réparations il courait lui demander des nouvelles de son amour.

Hélàs, elles n'étaient pas bonne et Lynda ne guérissait pas. Bizarrement, elle n'était plus la seule à partir si longtemps en réparation.

Un jour, Roger cherchait quelqu'un qui en revenait, même si il n'y croyait plus beaucoup. Il trouva un bon ami à lui. Un des rares qui était honnête avec lui. Habituellement on lui disait que sa Lynda sortirait bientôt. Mais c'était faux. Son ami Gérard, un buveur de bière principalement mais tout de même incroyablement fidèle et juste, lui avoua qu'il avait entendu une discussion entre deux techniciens. 

Il y avait trop de distributeurs dans la gare et l'argent manquait. Ils profitaient des machines qui cassaient souvent pour diminuer le nombre. 

Roger devina que sa bien-aimée ne reviendrait pas.

Quand il eu une idée ! Il demanda un peu d'aide à Gérard, depuis tout les deux ne rendent plus la monnaie pour pouvoir récupérer de l'argent ett sauver Lynda. En plus comme cela, on les envoyait souvent en réparations et ils pouvaient se voir.

Si un jour vous allez dans la gare, sur la voie 14, pensez-y, à l'histoire de Roger le distributeur.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:02

Recette de la tarte aux pommes

Quand était la dernière fois que j'en ait préparer déjà ? Ah oui ... C'était avec toi ... à une autre époque ... Celle où notre amour était éternel, où rien ne nous séparerais jamais ... Mais ça, c'est du passé maintenant.

Préparation:

Allez c'est parti, pour la préparation et pour tous ses souvenirs qui reviennent en mémoire comme un torrent ... Comme si ce n'était pas assez comme ça. Mais j'ai promis à Julie de lui préparer cette tarte alors il faut bien se lancer.

 

Préparez la pâte brisée, versez la farine dans un saladier, ajoutez le beurre coupé en morceaux et mélangez avec vos mains, faites un puits et y verser l' eau, le sucre et 1 pincée de sel. Pétrissez soigneusement le tout, formez une boule et laissez là reposer 30 minutes au frais.

 

On avait préparer cette tarte à deux. Est-ce que tu t'en souviendrais à cet instant ? Quand on se jetait de la farine à la figure. On finissais aussi blanc que des linges. On ne savais pas rester sérieux juste deux minutes. Et la pate qui restait sur les bords que tu mangeais comme ça ! Tu trouvais ça bon ainsi et tu affirmais qu'il fallait pas la cuire... Ah la demi-heure est passée, je peux continuer.

 

Étalez la pâte au rouleau (elle doit rester épaisse) tapissez en un moule recouvert de papier sulfurisé et piquez le fond avec une fourchette, la recouvrir de papier alu et la être au frais 10 minutes environ.

Là aussi on s'était amusés. En faisant les jedis avec les rouleaux 'Luc je suis ta copine !' 'Noooon', maintenant je me demande si tu étais sérieux à ce moment là... J'espère que ce n'était pas le cas, sinon pourquoi être resté si longtemps ?

 

Préchauffez le four à 180 °C et pré-cuisez la tarte pendant 10 minutes.

Ah ce vieux four au gaz. Il serait temps de changer, déjà cette fois là je m'étais brulée. Dommage, cette fois-ci tu n'es pas là pour me soigner. Tu es si mignon quand tu as peur pour moi... Cette fois je me soigne comme une grande ! Et puis au final pourquoi j'aurais besoin de toi ? Tu vois que je sais la préparer seule !

 

Épluchez les pommes, éliminez les cœurs et les pépins puis détaillez les en lamelles pas trop fines, garnissez la pâte en disposant des lamelles de fruits en rond en les faisant se chevaucher, saupoudrer le tout de sucre vanillé et de cannelle.

Éliminer les cœurs ? A croire que la recette le fait exprès pour mon état d'esprit actuel ! Enfin, la décoration. On se battait sur la façon de mettre les lamelles et au final ça ne ressemblait à rien. Voilà ici c'est moi qui choisit ! Et c'est beaucoup plus joli ! Tiens, quelqu'un sonne à la porte ? Est-ce que ce serait toi ?

 

Mettre à cuire 15 minutes à four chaud, 1 minute avant la fin de cuisson saupoudrer la tarte de sucre glaçe et allumer le grill pour griller un peu les pommes.

C'était Julie, un peu en avance. Elle me regarde finir la tarte aux pommes. Elle a l'air satisfaite de la tarte. C'est vrai qu'elle est belle !

 

Laissez tiédir avant dégustation.

C'est un délice ! Je suis fière, et tu n'y es pour rien là-dedans. Je peux enfin être tranquille, j'ai fait une tarte aux pommes et je cesse enfin mon retour éternel à nos souvenirs...

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:00

Depuis toujours, nous devons vénérer les Dieux. Contrairement a d'autres peuplades qui prient des divinités invisibles en craignant leurs courroux, nous connaissons et voyons les nôtres au quotidien. Ils se tiennent là, si différents de nous, sur deux pattes, sans fourrure (ils ne craignent sans doute pas le persistant froid de l'hiver). Ils nous offrent la pitance et parfois leurs royales caresses pour montrer qu'ils sont fiers de leurs sujets.

 

Pour les remercier de ce qu'ils nous accordent, nous leur offrons des sacrifices. Il faut d'abord trouver la créature adéquate. Pour recevoir la boisson sacrée de couleur pâle, ce sont les petites grises à long-nez. Tous les honneurs nous sont offerts lorsque nous presentons ces drôles de bestioles ayant la capacité de braver le ciel, ce sont les plus coriaces. Ensuite, le choix étant fait, il nous faut l'attraper, la fatiguer, jusqu'à ce qu'elle tombe inerte.

 

Enfin, arrive l'étape cruciale, l'offrande. Nous portons dans notre gueule le sacrifice divin pour l'amener sur le lieu de rituel, à l'entrée de leur demeure. Chaque clan a un sanctuaire avec son autel à l'entrée, souvent de couleur brune avec des motifs inscrits dessus, dans le langage des Dieux. Nous apportons notre don sacré et le posons délicatement sur ce lieu sacrificiel. Nous achevons le rituel en tuant la victime, souvent d'un coup de mâchoire dans la nuque.

 

À partir de là chacun a le choix, soit partir laissant les dieux apprécier le sacrifice, ils décideront de l'utilité du présent, soit rester et entamer des litanies mielleuses jusqu'à ce qu'ils daignent apprécier notre offrande. Cette dernière option peut être dangereuse si le cadeau sacré n'est pas au goût de la divinité appelée. Mais, généralement, nous sommes félicités et recevons notre récompense.

 

Ainsi nous perpétuons cette tradition de chasse et de religion au travers des générations.

 

Pour nous, les chats, cet autel est sacré et mérite notre plus profond respect.

Pour les Dieux, les humains ce n'est qu'un paillasson.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 20:59

Le silence est la peur de beaucoup de monde, ce constant manque de son auquel on s'attache, on s'accroche en pensant qu'il sera toujours là, le silence, peu de gens le connaissent vraiment. Pour moi, le silence est mon quotidien. Je m'appelle Julien et depuis quelques années je suis sourd. J'ai toujours eu un problème d'audition, celle-ci s'en est allée à jamais.

 

Depuis ce jour, le calme m'enveloppe comme une couverture.

Depuis ce jour, je vois les gens parler mais je ne peux imaginer leur voix, ce qu'ils disent, leurs intonations.

Depuis ce jour, je vois le monde, je ne l'entend plus, je le décrypte comme une langue ancienne.

Depuis ce jour, je découvre vraiment cette Terre qui m'entoure.

 

Un grand nombre de personnes se sentent tristes en apprenant ma surdité, ils se sentent obligés de me dire des mots de consolation, qui ne veulent rien dire, qui ne me parlent pas, ils ne savent quoi faire en de telles circonstances, ils les passent sous silence. Ils pensent que je le vis mal mais je ne l'entend pas de cette oreille. Le bruit m'a toujours dérangé, qu'il court ou qu'il soit inutile. Depuis que je suis dans cet univers de mutisme, j'observe et je comprends mieux les gens. Avant, il me suffisait d'écouter, maintenant je fais attention à tout, les traits du visage, la façon de bouger, je peux savoir ce que pense quelqu'un rien qu'en regardant sa posture.

 

J'ai aussi découvert les livres. Avant, j'aimais regarder la télé pendant des heures, sans daigner bouger pour faire autre chose. Durant mes premiers mois dans l'obscur silence, ne pouvant comprendre le langage des signes du journal télévisé, je n'ai eu d'autre choix que de m'occuper d'une toute autre manière. Jusque là, la lecture n'était que ces livres horribles qu'on vous force à lire dans le cadre des cours, je me trompais, un monde s'est ouvert à moi. Je suis à présent une abeille qui butine les rayons de la bibliothèque à la recherche du miel qui me construira et je danse pour me faire comprendre.

 

Dans le brouhaha de mon silence les images ont remplacés les mots

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lalynx

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